À Villebaudon, le jazz a fait vibrer le public
Samedi 29 août 2026, Villebaudon a résonné au rythme du jazz à l’occasion de la première édition de Jazz@Villebaudon, organisée par l’association Tingalis.Jeunes talents, musiciens confirmés et artistes internationaux se sont succédé sur scène dans une ambiance chaleureuse, placée sous le signe de la découverte, de la transmission et de l’improvisation. Quelques femmes illustres ou oubliées de l'histoire du Jazz
La journée a débuté par une conférence de Bertrand Richard, consacrée à quelques figures féminines ayant jalonné l’histoire du jazz. À travers un rappel du contexte historique et social de leur époque, le public a pu redécouvrir des artistes majeures telles que Lil Hardin Armstrong, Mary Lou Williams, Alice Coltrane et Carla Bley. Cette conférence a également permis de remettre en lumière des musiciennes moins connues du grand public, parmi lesquelles June Rothenberg et Marjorie Hyams. Un chapitre particulier était consacré à la Baronne Pannonica de Koenigswarter, mécène, protectrice et amie de nombreux musiciens de jazz, souvent surnommée « l’ange gardien des boppers ».
Ce premier rendez-vous a permis de mettre en lumière la place essentielle des femmes dans l’histoire du jazz, leurs parcours souvent singuliers et leur contribution décisive à l’évolution de cette musique. Ce temps d’échange a offert au public des clés de compréhension précieuses avant de laisser place aux rencontres, aux moments de convivialité et aux concerts qui ont rythmé la suite de la journée.
Une rencontre entre les écoles de musique de Bougival et de Villedieu-les-Poêles
Jazz@Villebaudon a également accueilli des musiciens issus de l’École de musique de Bougival et de l’École de musique de Villedieu-les-Poêles.Cette rencontre entre les ateliers a permis aux élèves de partager la scène, de jouer ensemble et de vivre pleinement l’expérience du concert. Elle a constitué un moment important de la journée, autour de l’écoute, du collectif et de la transmission musicale Accompagnés notamment par Nicolas Belloir, directeur de l’École de musique de Villedieu-les-Poêles, les jeunes musiciens ont montré que l’apprentissage du jazz repose aussi sur la capacité à écouter les autres, à réagir à l’imprévu et à transformer une idée spontanée en proposition musicale. Luma ouvre le festival
La journée a débuté avec Luma, l’une des formations les plus récentes de la programmation. Le quartet réunit Lise Lefebvre au chant, Simon Bony au piano, Sacha Morales à la basse et Lucas Drouin à la batterie. Déjà habitués à jouer ensemble, les quatre musiciens ont progressivement donné naissance à un véritable projet artistique. Luma construit aujourd’hui son univers autour de textes poétiques en français, mêlant compositions personnelles, passages écrits et improvisations. Accompagné par Le Tympan, acteur de la scène jazz caennaise, le groupe prépare désormais de nouvelles étapes de création et de futurs concerts. Le festival a également mis en lumière les jeunes musiciens de l’École de jazz de Villedieu-les-Poêles. Plusieurs élèves, accompagnés de leur directeur Nicolas Belloir, sont montés sur scène pour partager leur travail et leur plaisir de jouer ensemble. The Blue Lights of Jazz
La journée s’est poursuivie avec The Blue Lights of Jazz, réunissant Sylvie Robic au chant, Sylvain Duthuillé au piano et Chris Jennings à la contrebasse. Contrebassiste canadien installé à Paris, Chris Jennings a construit son parcours au fil des rencontres et des influences. Après avoir commencé par le piano puis la basse électrique, il découvre la contrebasse avant de poursuivre sa carrière en Europe. Ses collaborations avec des musiciens issus de cultures très diverses, notamment d’Afrique du Nord, de Turquie, du Kurdistan et d’Iran, ont profondément nourri sa manière de jouer. La rencontre entre les trois artistes a apporté une nouvelle couleur à cette journée, entre standards, compositions et improvisation. Le Thomas Mayeras Trio
Le public a ensuite retrouvé le Thomas Mayeras Trio.Pianiste de la jeune génération, originaire de La Rochelle et installé à Nantes, Thomas Mayeras s’est fait remarquer dans plusieurs tremplins de jazz avant de publier les albums Minor’s Serenade et Don’t Mention It, salués par la critique. Son univers mélodique et personnel a pleinement trouvé sa place dans une programmation réunissant différentes générations et sensibilités du jazz. Martin Fondse pour conclure la journée
Le musicien néerlandais Martin Fondse a clôturé cette première édition en apportant au festival son univers singulier.Pour lui, chaque concert constitue une expérience unique. L’énergie du public et les échanges entre les musiciens influencent directement la musique et donnent à chaque représentation une couleur particulière. Martin Fondse défend également les rencontres entre les générations et l’idée d’un jazz accessible à tous, y compris à celles et ceux qui ne disposent pas de connaissances musicales particulières. Une première édition riche en découvertes
De la jeune formation Luma aux musiciens internationaux, les parcours et les univers étaient différents, mais tous les artistes se sont retrouvés autour de valeurs communes : l’écoute, la liberté, la transmission et le plaisir de jouer ensemble. Organisée par l’association Tingalis, cette première édition de Jazz@Villebaudon a offert au public une journée riche en découvertes musicales. Les concerts ont fait vibrer Villebaudon dans une atmosphère conviviale, où chacun pouvait se laisser porter par la musique.
@Tingalis 2026
À Villebaudon, le jazz a fait vibrer le public
Quelques femmes illustres ou oubliées de l'histoire du Jazz
La journée a débuté par une conférence de Bertrand Richard, consacrée à quelques figures féminines ayant jalonné l’histoire du jazz. À travers un rappel du contexte historique et social de leur époque, le public a pu redécouvrir des artistes majeures telles que Lil Hardin Armstrong, Mary Lou Williams, Alice Coltrane et Carla Bley. Cette conférence a également permis de remettre en lumière des musiciennes moins connues du grand public, parmi lesquelles June Rothenberg et Marjorie Hyams. Un chapitre particulier était consacré à la Baronne Pannonica de Koenigswarter, mécène, protectrice et amie de nombreux musiciens de jazz, souvent surnommée « l’ange gardien des boppers ».
Ce premier rendez-vous a permis de mettre en lumière la place essentielle des femmes dans l’histoire du jazz, leurs parcours souvent singuliers et leur contribution décisive à l’évolution de cette musique. Ce temps d’échange a offert au public des clés de compréhension précieuses avant de laisser place aux rencontres, aux moments de convivialité et aux concerts qui ont rythmé la suite de la journée.